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Paradis

Interview — Mohamed Sqalli
Illustration — Charlotte Robin / Samuel Chirnside

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Revealed a few years ago by a first release on Tim Sweeney's label and recognized for their DJ sets throughout Europe, Paradis are ready to release their first long play record on a French major label. Their poppy elegant house music is one of the most anticipated chills in the French musical landscape.

Hi guys, how are you ?

Salut les gars, comment ça va ?

Pierre : We’re doing good ! We’re on a few projects right now. The main one being the live set we’ve been working on for a moment and that we continue to flesh out. We also have an album that’s ready for release after something more than 2 years of work.

Pierre : Ca va. On a pas mal de projets en ce moment. Le principal est probablement le live sur lequel depuis un moment et qu’on continue d’étoffer. Il y a aussi l’album, qui est presque fini après un peu plus de 2 ans de travail.

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Your route as Paradis is rather uncommon for a French band. The first demos you had, you sent them to an American label…

Paradis un parcours assez original pour un groupe français. Vos premières démos, vous les avez envoyées à un label américain.

Pierre : Tim Sweeney, who published our first release, was indeed among the few people we sent the demos to. But he was the only American. At the time, Tim had a radio only. It’s when he listened to our tracks that he decided to open Beats In Space Records.

Simon: It matched well. He wanted to take care of the artistic direction of a label for a while.

Pierre : Tim Sweeney, qui a sorti notre premier disque, faisait partie effectivement des quelques personnes à qui on a envoyé nos démos. Mais c’était le seul américain. A la base, Tim n’avait pas de label, mais une radio. Quand on lui avait envoyé nos morceaux, c’était surtout pour avoir un avis. Mais il est revenu vers nous le jour-même en nous disant qu’il voulait en faire la première sortie de son label.

Simon : Ca matchait bien. Ca faisait un moment qu’il voulait s’investir dans un label et dans de la direction artistique.

Isn’t it irritating to be appreciated far from home?

Ce n’est pas un peu rageant d’être apprécié loin de chez soi ?

Simon: Not necessarily. In fact, we really loved it. Especially as Tim gave us the best advice. For instance, he strongly advised us to sing in French at a time when it wasn’t as usual as now.

Simon : Pas nécessairement. On a trouvé ça plutôt kiffant en réalité. D’autant plus que c’est Tim qui nous a donné les meilleurs conseils. C’est lui qui nous a fortement encouragés à chanter en français par exemple à une époque où ça ne se faisait pas autant qu’aujourd’hui.

After launching your first album release, and doing a few remixes in the US, why didn’t you chose to move to New York?

Après avoir sorti votre premier disque, et fait plusieurs remixes aux Etats-Unis, pourquoi ne pas avoir choisi de vous délocaliser à New York ?

Simon: I think we love Paris too much to leave this city (laughs). 

Simon : Je crois qu’on aime beaucoup trop Paris pour quitter cette ville. (rires)

Until now, your releases have been rather disseminated, and at the same time we saw you DJ-ing just about everywhere. Many thought that you’d stick to this kind of career, without necessarily wanting to build a solid body of work.

Jusque là, vos sorties ont été plutôt éparses, et dans le même temps on vous a vus faire les DJ un peu partout. Je pense que beaucoup ont pensé que vous alliez embrasser cette trajectoire, sans nécessairement ambitionner de construire un corpus discographique.

Pierre: As soon as we released our first track, we wanted to make an album. We’re just a little bit slow when we make music, especially when we produce. To make the album, we also needed a partner in Paris, that has now been found with Barclay.

Pierre : Dès notre première sortie, on a ambitionné de faire un album. C’est juste qu’on est assez lents pour faire les choses, surtout dans la réalisation. Pour faire l’album, on avait besoin d’un partenaire sur place, qui a maintenant été trouvé avec Barclay. C’est aussi ça qui nous a pris un peu de temps.

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For how much longer do you think you could do the splits between club music and house music?

Vous pensez pouvoir assumer le grand écart club/groupe pop pendant combien de temps encore ?

Simon: The longer the better because it’s two aspects of our music that we love. And I think they complete one another.

Pierre: We sincerely hope that the live set will manage to be the hyphen between the two.

Simon : On a envie d’essayer le plus longtemps possible parce que c’est 2 aspects de la musique qu’on aime. Je pense aussi qu’ils se complètent.

Pierre : On espère que le live réussira à être ce trait d’union-là.

What does your live set look like?

A quoi il ressemble, votre live ?

Simon: It’s a more energetic interpretation of our music. For the moment, it’s just the two of us but we’re not opposed to having extra musicians with us onstage.

Simon : C’est sûrement une interprétation plus énergique de notre musique. On essaye de tout faire rentrer dans une configuration où on serait que tous les deux. Mais on n’est pas contre avoir des musiciens avec nous sur scène.

Who were the bands that you listened to younger?

C’est quoi les groupes que vous écoutiez quand vous étiez jeunes ?

Pierre: Pretty much everything in electronic music. The main reason to that is that I can’t support everything a band does. There is necessarily stuff that I like less.

Simon: There are also non-electronic things that we like. Mostly Michael Jackson or Marvin Gaye as far as I’m concerned. 

Pierre : Surtout de la musique électronique. Mais vraiment de tout pour ma part. La raison principale étant que je n’arrive pas à être fan d’un groupe. Parce qu’il y a forcément des choses que j’aime moins.

Simon : Après, il y a aussi pas mal de trucs pas électroniques qui nous ont marqué. Principalement Michael Jackson et Marvin Gaye pour ma part.

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What was the latest pop album that you liked?

C’est quoi le dernier album pop que vous avez aimé ?

Simon: Pop album? (laughs) Ok… I really loved Christine & The Queens’ album. Even if I still find it surprising that I listened to that.

Pierre: Recently, I liked the albums of François & The Atlas Mountains, Flavien Berger, Connan Mockasin and Tame Impala. 

Simon : Pop ? (rires) Ok… J’ai beaucoup aimé l’album de Christine & The Queens. Même si à de nombreux égards, c’était plutôt surprenant que j’écoute ça.

Pierre : Récemment j’ai beaucoup aimé les derniers albums de François & The Atlas Mountains, de Flavien Berger, de Connan Mockasin et de Tame Impala.

You really seem to love DFA: you signed to Tim Sweeney’s label, you have a remix by Tim Goldworthy on your EP, you booked Dan Bodan at a show at Monseigneur. What does this label represent for you?

Vous avez l’air de beaucoup aimer DFA : première signature chez Tim Sweeney, le remix de Tim Goldsworthy sur votre EP, la programmation de Dan Bodan au Monseigneur. Qu’est-ce qu’il représente ce label pour vous ?

Pierre: I listened to The Rapture’s first album a lot when I was younger. To me, DFA is just a label that managed to have continuously interesting projects: The Juan Maclean, Gavin Russom’s projects, …

Simon: There’s an authentic production approach, a sound aesthetic that’s between electronic music and live music that works really well. 

Pierre: There’s also a form of courage on some releases. For instance the ones of Dan Bodan. Plus, many consider that a guy like Tim Goldsworthy imposed a new aesthetic into electronic music. With Kompakt and Dial, DFA is probably the label that inspires us the most with Simon. 

Pierre : Il y a un disque que j’ai beaucoup écouté quand j’étais jeune, c’était le premier The Rapture, sorti chez DFA. Pour moi, c’est juste un label qui arrive depuis longtemps à avoir en continu des projets intéressants : The Juan Maclean, les projets de Gavin Russom, …

Simon : Il y a une vraie approche de production, une esthétique de son entre la musique électronique et les choses live qui fonctionne très bien.

Pierre : Il y a aussi une certaine forme de courage aussi sur certaines sorties, je pense notamment à celui de Dan Bodan. Un mec comme Tim Goldsworthy, c’est quelqu’un qui par son approché d’ingé son a imposé une esthétique dans la musique électronique que personne n’avait avant. Oui, je pense qu’avec Kompakt et Dial, DFA est le label qui nous inspire le plus avec Simon.

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What are the French equivalents to those labels?

C’est quoi les équivalents français de ces labels-là ?

Pierre: Versatile, I’m A Cliché, the 4 first Kitsuné compilations. That being said, there are a lot of great French labels that remained rather confidential. Oh, and I sometimes like some Ed Banger releases….

Pierre : Versatile, I’m A Cliché, les 4 premières compils Kitsuné. Sinon, il y a plein de super labels français qui sont restés assez confidentiels. Moi je peux aimer aussi certaines sorties Ed Banger…

YOU CAN LIKE SOME ED BANGER RELEASES ?

TU PEUX AIMER CERTAINES SORTIES ED BANGER ?

Pierre: Yes, I can (laugh). I think that Zongamin for instance is a really great release.

Pierre : Oui (rires), quand il font Zongamin, je trouve ça hyper bien.

In France, every time someone sings in French on electronic beats, people say they’re the heir of Jacno and Etienne Daho. Is it something that inspired you?

En France, dès que quelqu’un chante en français sur des instrus électro, on dit que c’est l’héritier de Jacno et de Daho? Vous écoutiez les Stinky Toys accoudés au flipper quand aviez 15 ans ? 

Simon: Not at all. Plus, I really have a problem with Elli and Jacno. I’m not touched by their music. But I’m respectful to what have been done.

Pierre: I think we lack of references. Contrary to what has been done abroad, there are only a few examples of this kind of music in France. That being said, Daho’s still a solid reference for me.

Simon: People also compare us to Alain Chamfort. But we don’t know his work that much. Maybe those are totally unconscious references that we have. 

Simon : Moi pas du tout, j’ai un problème avec la musique d’Elli et Jacno. Je ne suis pas du tout sensible à ça. Même si je suis respectueux de ce qui a été fait. 

Pierre : Je pense qu’on manque un peu de références. Contrairement à ce qui s’est fait à l’étranger, il n’y a pas eu des dizaines de projets électroniques chantés en français. Ou en tous cas pas énormément qui ont été sur le devant de la scène. Cela dit, Daho reste pour moi une référence plutôt solide.

Simon : On nous parle aussi d’Alain Chamfort de temps en temps. Mais on connaît assez mal. Je pense que c’est plus des références inconscientes que conscientes en réalité.

Do you feel like you’re part of a musical scene?

Est-ce que vous avez l’impression de faire partie d’une scène musicale ?

Simon: We felt isolated for a while. But since then, we met with people like Flavien Berger, Pablo from Moodoïd, Petit Fantôme or François Marry who are not locked in references and who make really great music.

Simon : Pendant longtemps, on s’est sentis un peu isolés. Mais depuis, on a rencontré des gens comme Flavien Berger, Pablo de Moodoïd, Petit Fantôme ou François Marry qui ne sont pas enfermés dans des références et qui font de la bonne musique.

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