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Sable Noir

Interview — Mohamed Sqalli
Photography — Charlotte Robin

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Sable Noir is the kind of bands you don't see coming. Their music, a bittersweet blend between a rough grunge spirit and tropical moods, could be a perfect alternative soundtrack for Apocalypse Now. The Reunion duo is headlining the party Wordfrom is dropping tonight in Paris.

Hi guys, how are you?

Salut les gars, comment ça va ?

Bastien : Great ! Except the guys next to us got spaghetti, even if it’s not in the menu. I think it’s unfair. 

Bastien : Ca va super. Si ce n’est que les gens qui sont à côté de nous ont des spaghettis, alors qu’elles sont même pas sur la carte. Je trouve ça assez injuste.

Good. Hope you’ll manage to deal with it. Tell me how the two of you met…

Bien. On va essayer de s’en remettre. Racontez-moi comment vous vous êtes rencontré. 

Nico: We were at the same secondary school in Réunion Island. Bastien was a year older. I thought he was cool because he always wore Linkin Park or Marilyn Manson t-shirts. But he didn’t like me because I used to wear floral shirts and my dad was a teacher in our school.

Nico : On était au collège à la Réunion. Bastien avait un an de plus que moi. Je le trouvais trop cool parce qu’il avait des t-shirts de Linkin Park et de Marilyn Manson, qu’il porte toujours d’ailleurs. Bastien ne m’aimait pas parce que je ne mettais que des chemises à fleur. Il me snobait constamment à cause de ça. Parce que j’étais fils de prof, aussi.

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Were you popular or were you ignored by the others at school?

Vous étiez les mecs cools ou les mecs un peu ignorés dans votre coin ?

Nico : We were ignored.

Bastien : I was a cool cat. (Laughs)

Nico : On était un peu ignorés dans notre coin.

Bastien : Au collège, j’étais cool. (rires)

How did you get to play music together?

Comment vous en êtes arrivés à faire de la musique ensemble ?

Nico : One night, Bastien saw me playing drums on Californication. He found it terrible, I think.

Bastien: But one day, I don’t remember why, I asked him to come and play at home at lunchtime. We played and I said to him “come on, let’s start a band!” 

Nico : Un soir, au lycée, Bastien m’a vu jouer de la batterie sur Californication. Avec sa meuf, dans le canapé. Il avait trouvé que j’étais naze.

Bastien : Mais un jour, je sais pas comment ni pourquoi, je lui ai proposé de venir chez moi un midi. On a joué et je lui ai dit « vas-y viens on fait un groupe ! »

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Tell me about the Reunion musical scene…

Comment était la scène musicale réunionnaise, racontez-moi.

Nico: Reunion Island is place where soul music and reggae are very popular. The biggest artists there are acts like Daynel Waro or Davy Sicard. Rock music isn’t very present. There were mostly cover bands, because it was the easiest way to play concerts. But we were kind of different, we played recent references –Arctic Monkeys, Bloc Party,…- while everyone was playing metal or old school rock & roll.

Bastien: We quickly became the best cover band in town. But it was mostly because we had the hottest singer. (laughs)

Nico : Il y a plus une culture soul ou reggae. Les plus grands artistes, c’est des gens comme Danyel Waro ou Davy Sicard. Le rock n’était pas vraiment présent. Il y avait principalement des groupes de reprises, étant donné que c’était la manière la plus simple de monter sur scène assez vite. On s’est assez vite différencié parce que tout le monde faisait du métal ou du rock à l’ancienne style AC/DC alors que nous on faisait plutôt de la britpop : Arctic Monkeys, Bloc Party, etc…

Bastien : On est très vite devenu le meilleur groupe de reprises du coin. Parce qu’on avait la chanteuse la plus bonne. (rires) 

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After that, you decided to go to Paris for studies. What did you intend to do?

Après ça, vous avez donc décidé de venir à Paris. Vous comptiez y faire quoi ?

Bastien: I only had one single plan: to do a sound school in Paris. Nico followed me and we found ourselves living next to each other in Antony. During our 3 years of school, we spent a lot of time playing together, trying to build something up. But unfortunately, nothing interesting happened in that period.

Nico: We had to split for a little time and look for new inspirations aside to make it happen. After finishing school, I went to New York to work in studios. I’ve been at the Bunker and at Strange Weather in Brooklyn before working at Captured Tracks. And then, I toured with an afrobeat band called Janka Nabay – signed to David Byrne’s label Luakabop. Maybe it’s one of the reasons that brought us to the universe of Sable Noir. As far as Bastien is concerned, he started to work at Philippe Zdar’s studio, Motorbass. 

Bastien: Yeah, I bought Two Door Cinema Club’s album, Tourist History and I read in the credits that it was recorded at Motorbass studio. I went to the address and I found a button on which a “Z” was written. I was a little bit scared and I before I could dare to push it, a man came and asked me if I needed something. It was The Rapture’s singer. He was finishing “In The Grace Of Your Love” with Zdar. He brought me in, I met Philippe and then I was proposed a 3-day trial, then a 2-months one, before being included to the staff. I participated to the recording of really cool albums like Kindness’ first or Bankrupt, the latest Phoenix. 

Bastien : J’avais un seul plan : faire une école de son à Paris. Nico m’a suivi et on s’est retrouvés à habiter tous les deux à côté à Antony. Pendant nos 3 ans d’école, on a passé énormément de temps ensemble, à essayer de faire de la musique, mais rien d’extraordinaire ne s’est dégagé pendant cette période.

Nico : Il a fallu qu’on se sépare et qu’on aille chercher de l’inspiration chacun de son côté pour qu’on y arrive. Après l’école, je suis allé à New York pour travailler dans des studios. J’ai été au Bunker et à Strange Weather à Brooklyn avant de bosser chez Captured Tracks, qui m’ont pris en stage pendant 14 mois. Par la suite, j’ai fait une tournée avec un groupe d’afrobeat qui s’appelle Janka Nabay, qui est signé chez Luakabop, le label de David Byrne. C’est peut-être une des raisons qui nous ont rapproché de l’univers de Sable Noir. De son côté Bastien a intégré Motorbass, le studio de Philippe Zdar.

Bastien : Je n’avais rien dit à personne avant d’être pris en stage. J’ai acheté l’album de Two Door Cinema Club et j’ai vu dans les crédits qu’il avait été enregistré à Motorbass. Je suis allé devant le studio, j’ai vu un bouton « Z » -comme Zdar. J’avais un peu peur, je n’arrivais pas à me convaincre de sonner quand un mec est arrivé et a appuyé dessus. Il n’avait pas l’air français. C’était le chanteur de The Rapture, qui finissait « In The Grace Of Your Love » avec Zdar. J’ai discuté longtemps avec lui puis avec l’assistant du studio, avec Philippe qui écoutait au fond de la pièce. Après un moment, il s’est levé, il s’est présenté et il m’a fait visiter le studio. Ils m’ont appelé après l’enregistrement de The Rapture pour me proposer trois jours d’essai, qui se sont transformés en 2 mois d’essai, avant de m’inclure dans l’équipe de Motorbass. J’ai alors participé à l’enregistrement de plusieurs albums très cool, comme le premier de Kindness sur lequel je joue de la batterie ou le dernier Phoenix. J’ai d’ailleurs accompagné le groupe sur sa tournée mondiale l’année dernière.

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How did you get to make a first EP under the name of Sable Noir?

Comment vous en êtes arrivés à faire cet EP ?

Bastien: I think that everything came from that Flanger pedal I saw in the studio. I listened and thought that we had to make something with it. I called Nico and he came to the studio the same night. Between midnight and 5 AM, we made 5 songs that became our first EP. It was really quick because Nico and I understand each other perfectly. After that, Nico flew back to New York.

Nico: The year after, got the studio for one month. We took advantage of it being free to record our album. The main benefit of recording in such short periods is that we focus on the main attributes of our music and that we stick to our universe.

Bastien : Je pense que tout est parti de la pédale Flanger que j’ai vue au studio. J’ai écouté et je me suis dit qu’il fallait faire quelque chose avec cette pédale. J’ai appelé Nico et le soir-même, de minuit à 5 heures du matin, on a fait 5 chansons qui sont devenues un EP. C’est allé très vite parce que Nico et moi, on se comprend à la perfection. Nico est ensuite retourné à New York. 

Nico : L’année suivante, Bastien a eu le studio libre pendant un mois. Et c’est à ce moment-là qu’on a enregistré l’album. L’avantage d’enregistrer dans des périodes aussi courtes, c’est qu’on n’a pas le temps de perdre de vue ce qu’on a envie de faire.

How did you get to this dark tropical mindset in your music?

Comment vous en êtes arrivés à ce délire dark tropical ?

Nico: When I lived in Reunion, I couldn’t bear Reunion music that everybody played. We wanted to play rock music, and hide our Reunion origins in our music. When we arrived in Paris, it was quite the contrary. We wanted to show it more. And I think it’s one of the reasons our band is original.

Nico : Quand j’étais à la Réunion, je ne supportais pas la musique réunionnaise que tout le monde faisait. On voulait faire des choses plus rock, plus British qui gommaient notre origine réunionnaise. Quand on est arrivé à Paris, c’était le contraire. On avait beaucoup plus envie de la revendiquer. C’est ce qui rend notre groupe original.

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